Communion
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Le symbole de la Bat Mitsva

Par l'intermédiaire de Moïse, Dieu nous a prescrit certains préceptes et signes qui doivent constamment nous rappeler nos devoirs envers Lui.

Ces prescriptions sont renfermées dans trois passages de la Thora qui constituent les trois parties du CHEMA :

1) "Ecoute Israël, l'Eternel notre Dieu, l'Eternel est un"

Pendant que nous lisons ce verset, nous couvrons nos yeux de la main droite, pour éviter d'être distrait. Il faut accentuer le "a" du mot E'had en nous recueillant profondément. A voix basse, on dit ensuite : "Béni soit à jamais le nom de Son règne glorieux !"

Puis en continuant la lecture de la Thora nous récitons :

"Tu aimeras l'Eternel ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir.

Que les loi que Je te prescris aujourd'hui soient gravées dans ton coeur; tu les inculqueras à tes enfants et tu en parleras dans ta maison et en voyage, en te couchant et en te levant. Tu les attacheras, comme signe, sur ton bras et les porteras en fronteau entre tes yeux. Tu les inscriras sur les poteaux de ta maison sur tes portes."

2) Le deuxième passage du Chéma, Vehaya, nous indique la promesse à Israël, de sa prospérité s'il obéit aux prescriptions de Dieu et de son exil s'il est négligeant et rebelle.

On y rappelle aussi l'obligation de porter les Téfilines, d'apposer la mézouza, d'étudier la Thora.

3) C'est dans cette partie surtout, Vayomer, qu'il est prescrit de porter des tsitsiot, c'est à dire le talith, et de se souvenir de la sortie d'Egypte. On termine ce passage avec le mot Emet, la vérité.

Plus qu'une prière, le Chéma est un rappel constant de la conduite que nous devons tenir en tout temps et en tout lieu.

Les Téfilines :

Ils ont pour but de nous rappeler que nous devons toujours avoir, gravés, les commandements de Dieu, dans notre coeur et dans notre esprit.

Ce sont deux petites boîtes que l'on lie au moyen d'une courroie en cuir, autour du bras gauche du côté du coeur et sur le front, comme un bandeau.

Elles renferment des parchemins où sont transcrits les quatre passages de la Thora dans lesquels on trouve la prescription des Téfilines. Le nom CHADDAI (le Tout-Puissant) est représenté des deux côtés de la boîte à attacher sur le front, on trouve en relief la lettre Chinn, les deux autres lettres, Daleth et Youd, sont formées par le noeud de la lanière de cuir qui entoure la tête et par celle qui entoure le bras.

On pose en premier celui du bras, on serre la lanière et avant de l'enrouler on récite : Baroukh ata Adochem Elokeinou melekh aolam acher kidéchanou bélitzvotav vétsivanou léaniakh téfilin.

On continue à enrouler la lanière autour de l'avant-bras et entre le médium et l'annulaire. On met ensuite le boîtier de la tête. Après avoir enroulé l'extrémité du médium, on enroule en remontant vers l'articulation.

A partir du jour de leur bar-mitsva, c'est à dire à 13 ans, tous les hommes doivent porter leurs Téfilines, chaque matin en semaine, pendant la prière du matin. (Le Shabbat étant à lui- même un "signe", on ne les portera pas ce jour là.)

On conservera très soigneusement ses Téfilines et on évitera qu'elles ne tombent ou ne se détériorent.

Souvent offertes par le grand-père au futur bar-mitsva, les premières Téfilines sont le plus cher souvenir de jeunesse. Portées chaque jour en les plaçant comme il se doit, près de votre coeur et de vos pensées, elles vous permettent de vous élever vers un grand degré de pureté et de sainteté.

Le Taleth et les Tsitsiot

Ils ont pour but de nous rappeler la sortie d'Egypte et la marque de la protection divine.

Les tsitsiot sont des franges de laine, de lin ou de soie qui pendent aux quatre coins du talith ou châle de prière.

Autrefois, ces franges étaient nouées sur tous les habits. Mais de nos jours, on attache les tsitsiot à un vêtement blanc, rectangulaire, que les hommes, dès l'âge de trois ans, portent toujours sous leurs vêtements, le Taleth katane. Avant de vêtir le Taleth katane on récite : Baroukh ata Adochem Elokeinou mélekh aolam acher kidéchanou bémitzvotav vetsivanou al mitzva tsitsit.

On les place aussi sur le châle blanc de prière, le Taleth.

On met le Taleth pour l'office du matin après avoir récité : Baroukh ata Adochem Elokeinou mélekh aolam acher kidechanou bémitzvotav vétsivanou léhitéatef batsitsit.

Les Tsitsiot sont formés de quatre fils doubles. Les fils étaient blancs et, on y ajoutait un bleu. Comme on ne connaît pas la façon dont il faut les teindre, on ne suit plus ce rite.

En revanche, le bleu pour le ciel et, le blanc pour la pureté, sont restés les deux couleurs du drapeau d'Israël.